Solutions de vidéosurveillance pour entreprises à Paris : drones, caméras et réglementation 2025
À Paris, les caméras fixes sont légales, les drones aériens quasi interdits.
- Amende jusqu’à 75 000 € pour survol par drone en zone interdite.
- 1 300 caméras déployées dans l’espace public parisien pour la sécurité.
- Caméras dôme PTZ 360° pour une vision panoramique sans angle mort.
- Détection automatique de 11 types d’infractions sans intervention humaine.
- Paris classée No Fly Zone totale pour les drones mobiles.
Solutions de vidéosurveillance pour entreprises à Paris : caméras et drones
- Caméras fixes : 1 300 caméras connectées sont déployées dans l’espace public parisien pour la sécurité.
- Drones : le survol est très règlementé, avec une amende maximale de 75 000 € en cas d’infraction.
- Rotation PTZ 360° : les caméras dôme PTZ offrent une vision panoramique complète, idéale pour les chantiers.
- Infractions routières : 11 types d’infractions peuvent être détectés automatiquement sans intervention humaine.
- Catégories de sécurité : la vidéosurveillance se décline en 4 volets : physique, technique, numérique et secret professionnel.
Comparatif : drones vs caméras fixes pour la sécurité d’entreprise

| Type de solution | Avantages principaux | Limitations réglementaires à Paris |
|---|---|---|
| Drones mobiles | Vision aérienne, déplacement rapide, inspection hauteur | Paris = No Fly Zone ; amende jusqu’à 75 000 € et peine d’emprisonnement possible |
| Caméras fixes 24h/24 | Surveillance continue, rotation 360 ° (dôme PTZ), détection de 11 types d’infractions sans agent | Autorisation préfectorale obligatoire ; les 1 300 caméras parisiennes sont soumises à une déclaration CNIL |
Pour une entreprise basée dans la capitale, le choix entre drone et caméra fixe dépend avant tout de la contrainte juridique. Les drones mobiles offrent une flexibilité appréciable pour inspecter des toitures, des chantiers ou des parkings, mais leur utilisation est quasi impossible en vues aériennes : Paris est classée zone d’exclusion aérienne totale (No Fly Zone). Toute tentative de survol, même ponctuelle, expose à une amende maximale de 75 000 € et à une peine d’emprisonnement.
À l’inverse, les caméras fixes 24h/24 constituent la solution pérenne et légale pour la sécurité d’entreprise. Installées en hauteur ou sur des mâts, elles assurent une rotation à 360 ° grâce aux modèles dôme PTZ, ce qui permet de couvrir de vastes zones sans angle mort. Depuis leur déploiement, les 1 300 caméras parisiennes peuvent repérer 11 types d’infractions routières sans intervention humaine, un atout concret pour la vidéoverbalisation. Leur principal inconvénient reste l’immobilité : elles ne peuvent pas suivre un intrus en mouvement comme le ferait un drone, mais la réglementation parisienne rend ce dernier quasiment inexploitable en extérieur.
Réglementation des drones à Paris : interdictions et dérogations
La réglementation des drones à Paris est l’une des plus strictes d’Europe. Depuis l’arrêté du 2 avril 2025, la capitale est classée zone LF-P 23, ce qui équivaut à une No Fly Zone totale. Cela signifie qu’aucun drone, quelle que soit sa taille ou son usage, ne peut survoler le territoire parisien sans une autorisation préfectorale explicite. Cette mesure vise à protéger les 1 300 caméras parisiennes déployées depuis 2017 et à éviter toute collision avec des infrastructures sensibles.
Zones interdites et amendes pour survol de Paris
- Paris : zone d’exclusion aérienne totale – l’ensemble du périmètre intra-muros est interdit, y compris les parcs et la Seine.
- Amende maximale : 75 000 € pour un vol non autorisé, quel que soit le poids du drone.
- Emprisonnement possible en cas grave – les survols répétés ou à proximité de sites sensibles (ambassades, centrales, ministères) peuvent entraîner jusqu’à un an de prison.
- Arrêté du 2 avril 2025 – LF-P 23 : le texte officiel interdit tout drone dans Paris, sauf dérogation accordée par la préfecture de police.
Les 11 types d’infractions routières détectables sans agent ne s’appliquent pas aux drones, mais les caméras fixes peuvent verbaliser automatiquement les conducteurs. Pour les drones, la verbalisation est manuelle et souvent assortie d’une confiscation du matériel. Les contrôles sont fréquents, notamment lors des événements publics ou des déplacements officiels.
Comment obtenir une dérogation pour drone professionnel
Obtenir une dérogation pour survol de Paris est un processus long et non garanti. Elle est réservée aux professionnels justifiant d’une mission impérieuse : secours, travaux urgents, inspections techniques, ou tournage cinématographique avec des mesures de sécurité exceptionnelles. La demande doit être déposée auprès de la préfecture de police de Paris au moins 15 jours ouvrés avant le vol.
Le dossier doit inclure : le plan de vol détaillé, les certifications du télépilote (brevet de pilote à jour), une assurance responsabilité civile, et un justificatif de mission. Même avec une dérogation, le vol reste limité en altitude (souvent max 50 mètres) et en durée. Les caméras dôme PTZ 360° sont alors une alternative plus simple pour surveiller un chantier depuis le sol sans risquer une amende.
Les drones sont-ils illégaux à Paris ? FAQ sur la réglementation
Les drones sont-ils totalement interdits dans Paris ?
Non, les drones ne sont pas totalement interdits à Paris, mais leur usage est très restreint. Le survol est interdit dans un périmètre incluant Paris intra-muros et sa petite couronne, sauf dérogation préfectorale pour les professionnels. Les loisirs et la photographie aérienne y sont strictement prohibés.
Quelle est l’amende maximale pour un drone à Paris ?
L’amende maximale pour un survol non autorisé à Paris est de 135 000 euros et peut être assortie d’une peine de prison d’un an. En cas de récidive ou de mise en danger d’autrui, les peines peuvent grimper jusqu’à 450 000 euros et trois ans d’emprisonnement.
Est-il légal de filmer avec un drone à Paris ?
Non, il est illégal de filmer avec un drone à Paris sans autorisation préfectorale spéciale. Toute captation d’image au-dessus de l’espace public ou de propriétés privées sans accord constitue un délit. Les exceptions concernent uniquement les missions autorisées de sécurité ou de service public.
Quels sont les trois types de surveillance autorisés ?
Les trois types de surveillance autorisés pour les entreprises à Paris sont la vidéosurveillance fixe sur site privé, la télésurveillance humaine avec caméras fixes, et l’usage de drones uniquement dans le cadre d’une dérogation préfectorale pour la protection de biens sensibles. Toute autre forme est interdite.
