Film Drone (2024) de Simon Bouisson : synopsis, casting et avis
Le film Drone (2024) de Simon Bouisson suit une étudiante espionnée chez elle.
- Marion Barbeau incarne Émilie, cam-girl pour financer ses études.
- Thème central : surveillance technologique et addiction aux écrans.
- Casting resserré avec Cédric Kahn et Alysson Paradis en seconds rôles.
- Coproduction France-États-Unis, distribuée par Haut et Court.
- Musique de Paul Sabin, scénario coécrit avec Fanny Burdino.
Synopsis : un drone qui espionne une étudiante
Émilie, étudiante en architecture, aperçoit un drône stationnaire devant sa fenêtre. Rapidement, l’appareil se met à la suivre et à épie ses moindres faits et gestes, transformant son quotidien en une sourde menace psychologique. La jeune femme, qui travaille la nuit comme cam-girl pour financer ses études, devient la cible d’une surveillance invisible et oppressante.
Ce premier long métrage de Simon Bouisson explore les thèmes de la surveillance et de la technologie. Le film interroge notre addiction aux écrans et la porosité entre vie privée et vie publique. Une tension constante s’installe, alors qu’Émilie tente de comprendre qui se cache derrière cet œil mécanique et quelles sont ses intentions.
Distribution et casting : les acteurs du film

Le film Drone repose sur un casting resserré, porté par une révélation du ballet : Marion Barbeau. L’actrice, issue de l’Opéra national de Paris, incarne Émilie, une étudiante en architecture qui bascule dans la paranoïa. Sa performance, tout en retenue, donne corps à une héroïne moderne, tiraillée entre sa vie étudiante et son activité nocturne de cam-girl pour financer ses études.
Autour d’elle, la distribution alterne jeunes comédiens confirmés et figures du cinéma français. Les seconds rôles ne sont pas anecdotiques : ils ancrent le récit dans une réalité sociale et familiale qui renforce la tension psychologique.
- Marion Barbeau : Émilie, l’étudiante espionnée
- Eugénie Derouand : Mina, son amie proche
- Stefan Crepon : Olivier, un jeune homme de son entourage
- Cédric Kahn : Richard, un professeur ou mentor
- Alysson Paradis : Zéna, la collaboratrice de Richard
- Anne Loiret : la responsable des bourses
- Bilel Chegrani : Coddy, un personnage du quotidien d’Émilie
- Rio Vega : Solal, le frère de Mina
Une direction d’acteurs au service de la vraisemblance
Le réalisateur Simon Bouisson explique avoir cherché des comédiens capables de jouer la montée du trouble sans surjouer. Le duo féminin formé par Marion Barbeau et Eugénie Derouand est le pilier émotionnel du film. Leur amitié apporte une bouffée d’oxygène face à l’objectif menaçant du drone.
Côté expérience, la présence de Cédric Kahn et Alysson Paradis offre un contraste saisissant. Leur interprétation, plus froide, illustre le monde des adultes qui ne voient pas la menace. Notons que la fiche technique du film, tourné en coproduction France – États-Unis, a été distribuée par Haut et Court, un label reconnu pour ses choix artistiques exigeants.
La puissance du récit doit aussi beaucoup à la mise en scène de la menace invisible. Le drone est partout, mais c’est le regard des acteurs qui crée l’angoisse. Cette partition précise s’appuie sur une musique de Paul Sabin et un scénario coécrit avec Fanny Burdino et Samuel Doux.
Fiche technique et production
Réalisation, scénario et musique
- Réalisation : Simon Bouisson
- Scénario : Simon Bouisson, Fanny Burdino, Samuel Doux
- Collaboration : Gilles Marchand
- Musique : Paul Sabin
Le projet est porté par Simon Bouisson, un réalisateur connu pour son travail documentaire immersif, dont le sujet s’inscrit dans la lignée historique de l’invention du drone. Pour son premier long métrage de fiction, il s’entoure de Fanny Burdino et Samuel Doux au scénario, avec la collaboration précieuse de Gilles Marchand. Côté son, c’est Paul Sabin qui signe la musique originale, et il utilise l’intelligence artificielle pour générer une partie des récits et des ambiances sonores du film. Cette approche technologique se ressent à l’écran : le drone y est un personnage à part entière, avec un design unique et inédit.
Production et tournage
Le film est une coproduction France – États-Unis, distribuée par Haut et Court, à l’image des drones français qui s’appuient sur une production industrielle. Le tournage s’est déroulé à Paris et en région parisienne, avec une étape notable dans l’Oise, au Hangar Y, un lieu chargé d’histoire. Ce décor atypique a permis de créer des ambiances visuelles uniques, notamment pour les plans en FPV (vol à la première personne) qui plongent le spectateur dans la peau du drone.
La production a misé sur une esthétique soignée pour traduire la menace psychologique qui pèse sur Émilie. Le drone, doté de bras, d’hélices et d’une caméra, arbore un style « militaire » qui contraste avec son utilisation urbaine. Cette direction artistique, couplée à des transitions vertigineuses, a été pensée pour que l’objet incarne notre addiction aux technologies.
Bande-annonce et accueil critique presse
Bande-annonce et avant-premières
La bande-annonce de Drone est disponible sur Allociné. Elle révèle l’ambiance oppressante du film, portée par le design inédit du drone. Le long métrage a été sélectionné au Festival d’Angoulême dans la section « Les Avant-premières », avec une projection le 28 août, marquant la première rencontre avec le public avant la sortie en salles annoncée pour le 2 octobre.
Critiques de la presse spécialisée
Les premiers retours presse sont publiés par des titres comme La Septième Obsession, Dernières Nouvelles d’Alsace et Le JDD. Pour faciliter la comparaison, toutes les notes sont converties au barème Allociné, qui attribue de 1 à 5 étoiles. Cette uniformité permet de jauger rapidement l’accueil d’un film, même quand les critiques utilisent des systèmes de notation différents.
- Presse reçue : critiques dans La Septième Obsession, Dernières Nouvelles d’Alsace et le JDD.
- Notes converties : retranscrites sur le barème Allociné.
- Barème utilisé : échelle de 1 à 5 étoiles, tous médias confondus.
Pour les spectateurs, une comparaison entre les notes de deux prescripteurs peut s’avérer éclairante. L’un d’eux, suivi par 4 511 abonnés, publie régulièrement ses avis avec 5 420 critiques recensées ; l’autre, qui compte 463 abonnés, a publié 853 critiques. Ces profils contrastés offrent deux angles de lecture sur le même film.
Le drone comme personnage central et plateformes de visionnage
Un drone inédit et inquiétant
Dans Film Drone, l’appareil n’est pas un simple accessoire de décor : il devient un véritable protagoniste, doté d’un design unique que le public n’a jamais vu à l’écran. Ni modèle commercial connu ni engin répertorié, ce drone hybride adopte un style « militaire » avec bras articulés, hélices proéminentes et caméra frontale, ce qui accentue la menace psychologique pesant sur Émilie. Les plans FPV vertigineux, tournés en immersion totale, enveloppent la narration de transitions artistiques qui renforcent la tension. Le réalisateur Simon Bouisson explique avoir conçu ce personnage mécanique par le biais d’un algorithme d’intelligence artificielle générant des récits, l’objet incarnant notre addiction contemporaine aux technologies de surveillance.
À noter que cette approche du drone comme entité à part entière ne se limite pas au long métrage français : le film Drone (2018) proposait déjà une vision similaire, avec une durée de 1 h 26 min et une classification 16+. Là encore, l’appareil volant guide l’intrigue autant qu’il la filme, brouillant les frontières entre observateur et acteur.
Où voir le film et films similaires
Pour visionner Film Drone, plusieurs options s’offrent aux spectateurs. Le long métrage est disponible sur Disney+, inclus dans l’abonnement de la plateforme. Sur Prime Video, l’offre inclut également le film Drone (2018) en version originale, avec un essai gratuit de 30 jours pour les nouveaux abonnés, puis un tarif de 6,99 €/mois à l’issue de la période d’essai. Une projection en avant-première a eu lieu au Festival d’Angoulême, le 28 août, avant une sortie en salles annoncée pour le 2 octobre, avec une distribution assurée par Haut et Court.
Si vous avez apprécié l’ambiance tendue de ce récit de surveillance, d’autres longs métrages explorent des thématiques proches. Good Kill (2015) suit un pilote de drone en Afghanistan et a été salué par la critique anglo-saxonne : Variety évoque un « tense war drama notable for tact and intelligence », tandis que Rolling Stone loue la performance d’Ethan Hawke, « one of his best performances ». Le site 24imag souligne que le film « pose les bonnes questions sur notre responsabilité ». Pour des avis plus tranchés, certaines critiques, comme celle de Joblo.com, restent mitigées, mais l’ensemble offre un panorama intéressant des drones dans la fiction.
